Mon voisin d'avion

Un bruit sourd provient du fauteuil, quelque chose semble rouler et se cogne à mes pieds: Je ramasse l'objet non indentifié.

Mince, ça s'appelle comment le truc pour le café ? Impossible de me souvenir. Une bouillote ? non. Un gaufrier ? ... T'es devenu débile ? C'est métalique, souvent une tasse fait office de bouchon. Ce n'est pas une théière non plus, mais je m'approche là, je le sens. Une glacière ? Ironiquement je chauffe, vu que l'utilité est la même, conserver la température. THERMOS. UNE PUTAIN DE THERMOS.

"Oh je suis désolé". Mon voisin me reprend ce qui semble être la sienne et me remercie. C'est un homme d'une trentaine d'année, les cheveux court, certainement taillé au sabot. Il porte un haut noir et un jean bleu. Après avoir échangé plusieurs fois des politesses, on a engagé un peu plus la discussion.

Il vit dans le nord-est de la Chine, très proche de la Russie, actuellement sa ville est enneigée et grimpe rarement au dessus de -20 degré. Il vend des produits pharmaceutique pour les pays voisins, sa société a par exemple quelques contrats avec la Corée du Sud. Il a passé ses 13 derniers jours en Europe avec un groupe de 30 personnes dont il avait la charge: Son objectif était d'optimiser au mieux et de planifier le voyage. Ça avait l'air d'être une réussite vu son sourire, mais il me confia qu'il était très fatigué, peut-être qu'un jour il tentera de ne faire qu'un pays au lieu de plusieurs.

Ils ont passé quelques nuits au chateau de Chantilly, il m'a expliqué qu'il adorait le vin, et qu'en France au moins, il pouvait en trouver du pas trop sucré: Un régal. Les trois pays étaient l'Italie, la Suisse et la France pour terminer. Je n'ai pas eu le temps de lui demander si il avait l'occasion de manger une raclette.